Depuis l’arrestation, le 5 février, de son conseiller sécurité François Beya, le président congolais Félix Tshisekedi observe un mutisme absolu sur le dossier, alimentant les rumeurs les plus folles.
D’après Africa Intelligence le chef d’Etat a fait interpeller François Beya à cause d’un vol aérien qu’avait effectué François Beya à l’automne dernier. Officiellement, il s’agissait d’un déplacement en Centrafrique.
Cependant, l’entourage présidentiel s’est rendu compte que le plan de vol soumis par Beya ne correspondait pas à la réalité.
François Beya avait en réalité voyagé à Harare, au Zimbabwe où il est soupçonné d’avoir rencontré le général John Numbi, figure tutélaire de la police congolaise sous la présidence de Joseph Kabila et resté proche de l’ex-président. Exilé au Zimbabwe depuis le printemps dernier.
Il est en outre reproché, toujours selon Africa Intelligence à François Beya d’être proche d’hommes d’affaires chiites libanais Rachid el-Chaer, un responsable du groupe familial d’agroalimentaire Congo Futur, et Saleh Ali Assi, qui gère la boulangerie industrielle Pain Victoire.
La présidence de la République démocratique du Congo (RDC) avait affirmé le 08 février dernier sur la chaîne nationale RTNC via son porte parole Kasongo Mwema , à propos de l’arrestation samedi de son conseiller à la sécurité François Beya, que les enquêteurs avaient des « indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale ».
François Beya, 67 ans, a été chef de la Direction générale de migration (DGM) sous le régime de l’ex-président Joseph Kabila (2001-2019), avant de devenir en 2019 le « monsieur sécurité » de Félix Tshisekedi. Il était resté à ce poste depuis lors en dépit de la rupture fin 2020 entre le président et son prédécesseur, après deux ans d’une cogestion conflictuelle du pays.
Angel Kayowa
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